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Semaine de la qualité de vie au travail 2021

SQVT

14 juin 2021
18 juin 2021

  • Webinaire - Webconférence
La 18ème édition de la SQVT, organisée par le réseau Anact-Aract, en partenariat avec le Cnam, revient sur l’année écoulée, symbole de confinements à répétition et de recours massif au télétravail. Toute la question est là: comment améliorer la façon de travailler collectivement dans un contexte qui ne le permet pas? Zoom sur une semaine de webinaires et de podcasts accessibles à tous (gratuitement), et destinés à trouver des solutions pour mieux travailler ensemble pendant la crise et au-delà.

Qu’ils soient employeurs, DRH, managers ou salariés, ils ont bien des choses à dire sur le sujet de la qualité de vie au travail. C’est d’autant plus vrai après une année de crise sanitaire, raison pour laquelle le fil rouge de la SQVT 2021 se résume en deux mots : travailler ensemble. On n’a jamais eu autant besoin de s'appuyer sur des coopérations solides, d’échanger sur le travail, d’organiser l’activité de façon efficace. Cette édition de la SQVT sera précisément l’occasion d’échanger et d’identifier des pistes d’action pour soutenir le « travail ensemble » en phase de crise et au-delà : s’organiser, travailler ensemble, faire équipe. À cet effet, seront notamment analysés les expériences d’entreprises, les résultats de questionnaires et d’appels à témoignage du réseau Anact-Aract, et enfin des initiatives territoriales et régionales visant à accompagner les entreprises dans la crise.

Les 4 grands thèmes de la SQVT 2021

Faire équipe

Quand une partie des effectifs se retrouve à distance et l’autre sur site, comment maintenir les liens, la cohésion, faire équipe ? Comment éviter l’isolement et les périodes de fragilité ? Comment soutenir la capacité à s’organiser et à innover ?

Temps, espace, numérique : travailler ensemble autrement

Depuis qu’il est expérimenté à grande échelle, comment le télétravail a-t-il été vécu ? Est-il possible de se déconnecter ? Quels sont les acquis sur les façons de travailler dans des organisations « hybrides », à distance et sur site ?

Dialoguer

Comment faciliter l’expression des difficultés, attentes, propositions de chacun ? Quelle place pour le dialogue social ? Quels moyens de mieux négocier ? Comment en faire un levier pour mieux travailler ensemble demain ?

Apprendre de la crise

Quels enseignements tirons-nous collectivement de l’année écoulée ? De quelles façons organiser des retours d’expérience pour améliorer la capacité à faire faire face collectivement à l’incertitude ?

Deux enseignants du Cnam participent à ce cru 2021: Marc-Éric Bobillier-Chaumon, professeur du Cnam, titulaire de la chaire Psychologie du travail, et Dominique Lhuillier, chercheuse en psychologie du travail au Centre de recherche sur le travail et le développement du Cnam. L’objectif pour ces deux experts, qui ont par ailleurs accepté de répondre à nos questions (voir ITW plus bas), est à la fois de tirer les enseignements de la crise sur le « travailler ensemble » et, dans la droite ligne de ce premier questionnement, de réfléchir aux moyens d’éviter l’isolement au travail, problématique centrale à l’heure où le télétravail a gagné ses lettres de noblesse.

Travailler ensemble : quels enseignements de la crise ?

Lundi 14 juin (9h-10h)

Avec la participation de Marc-Éric Bobillier-Chaumon, professeur du Cnam, titulaire de la chaire Psychologie du travail

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Période de crise : comment éviter l’isolement au travail ?

Jeudi 17 juin (14h30-15h30)

Avec la participation de Dominique Lhuillier, chercheuse en psychologie du travail au CRTD du Cnam

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Marc-Éric Bobillier-Chaumon, professeur du Cnam, titulaire de la chaire Psychologie du travail

Pour commencer, quelle est, selon vous, la bonne définition de la qualité de vie au travail au sens général du terme, c'est-à-dire hors crise sanitaire? Qu'est-ce que cela implique pour l'employé, l'employeur et le groupe?

Marc-Eric Bobillet-ChaumontCommençons par dire ce qu'elle n'est pas.

La notion de qualité de vie au travail est un terme qui, malheureusement, a été trop souvent galvaudé par l'usage qu'en ont fait les organisations. Elle s'apparente en effet à la prise en charge physique, voire spirituelle, du salarié pour l’aider à « se ressourcer et à refaire le plein d’énergie », comme en témoigne le récent plan «Working Well» mis en place par Amazon dans ses usines. Des mesures -cosmétiques - de développement personnel et physique sont ainsi dispensées dans cette perspective : comme les séances de méditation, d'étirement, de massage ou de yoga, de conseils nutritionnels ou sur la gestion de sa vie personnelle ou encore d'outils de mesure de l'épanouissement des employés (HappyTech - ou technologie au service du bien-être au travail, ndlr).

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Dominique Lhuillier, chercheuse en psychologie du travail au Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD)

Pour commencer, quelle est, selon vous, la bonne définition de la qualité de vie au travail au sens général du terme, c'est-à-dire hors crise sanitaire? Qu'est-ce que cela implique pour l'employé, l'employeur et le groupe?

LHUILIER DominiqueDans le contexte contemporain du travail, on observe une montée des préoccupations relatives aux risques psychosociaux, à la qualité de vie et à la santé au travail. Les nouvelles organisations et formes de gestion du travail peuvent rendre le travail invivable : l’activité perd son sens, sa valeur sociale. Elle se rétracte dans une visée instrumentale de préservation de son emploi. Il ne s’agit plus alors de vivre au travail mais seulement de vivre de son travail. Promouvoir la qualité de vie au travail suppose de créer les conditions d’une activité personnelle et personnalisante, qui permettent à chacun de se développer, de voir ses contributions reconnues et de se reconnaître dans le travail réalisé, de fabriquer les ressources collectives indispensables au vivre et travailler ensemble.

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